Les grands créateurs de ​papier peint​ de la Révolution française

Le ​papier peint​ est depuis de nombreuses années largement utilisé pour habiller les murs de la maison. Il existe une multitude de modèles et de motifs de ​papier peint​, cependant nous ignorons qui sont les créateurs des papiers peints que l'on trouve actuellement en magasin. Découvrez dans cet article les grands créateurs de ​papier peint​ de la Révolution française.

Le ​papier peint​ est depuis de nombreuses années largement utilisé pour habiller les murs de la maison. Il existe une multitude de modèles et de motifs de ​papier peint​, cependant nous ignorons qui sont les créateurs des papiers peints que l'on trouve actuellement en magasin. Découvrez dans cet article les grands créateurs de ​papier peint​ de la Révolution française.
Les grands créateurs de ​papier peint​ de la Révolution française

Les grands créateurs de papier peint de la Révolution française

Jean-Baptiste Réveillon est un célèbre créateur de papier peint à l'époque de la Révolution française. Cet homme à la carrière incroyable ne doit sa réussite qu'à lui-même, c'est la raison pour laquelle son histoire mérite d'être contée.

L'incroyable vie de Jean-Baptiste Réveillon

Jean-Baptiste Réveillon est né à Paris en 1725. Son incroyable carrière est un exemple de réussite. Avant de connaître le succès en tant qu'homme d'affaires dans l'industrie du papier peint, il fut commerçant, mercier et papetier. C'est en 1753 que le papier peint devient populaire auprès de la bourgeoise, qui souhaite décorer son intérieur sans dépenser trop d'argent. Conscient de cette demande, Réveillon commence à importer du papier peint d'Angleterre. Durant la guerre de Sept Ans, il se met à créer lui-même du papier peint à partir de velours coloré qu'il colle sur des rouleaux de papier.

C'est en 1759, date à laquelle Réveillon déménage au Faubourg Saint-Antoine, que la production de papier peint est à son paroxysme. Les papiers peints produits sont très appréciés des nobles, qui vouent un véritable culte aux produits de Réveillon. Ce dernier utilise par la suite sa fortune pour acheter une demeure dont il transforme le rez-de-chaussée en usine à papier peint.

Puisque le papier sert de matière première à l'entreprise, il crée sa propre usine de papier dans le but d'en gérer lui-même la quantité et la qualité. Il ouvre par la suite un magasin près des Tuileries. Le papier bleu d'Angleterre conçu par Réveillon devient si populaire que la reine Marie Antoinette décore ses appartements avec ledit papier peint. Réveillon fait même de la recherche pour améliorer ses produits. Il découvre également un nouveau processus dans la fabrication de papier vélin, et est autorisé en 1783 à utiliser le titre de « Manufacture royale ». Lorsque lui et sa famille émigrent vers l'Angleterre en raison de l'affaire Réveillon, il loue sa fabrique à Jacquemart et Benard qui poursuivent la production jusqu'en 1840.

L'affaire Réveillon

En 1789, Réveillon écrit un essai relatif à la situation économique du pays. Il y déclare « Puisque le pain est le fondement de notre économie nationale, sa distribution devrait être déréglementée, permettant ainsi de la vendre à des prix plus bas. Cela permettrait de réduire les coûts salariaux, de réduire les prix de fabrication et de stimuler rapidement la consommation. » Cet essai est mal interprété par le peuple. Les travailleurs parisiens n'approuvent pas la proposition de Réveillon et se rassemblent dans la ville pour protester. Ces protestations violentes se transforment en émeutes et la foule attaque la demeure et l'usine de Réveillon. 25 personnes trouvent la mort, de nombreuses sont blessées et de multiples propriétés détruites. Les propos de Réveillon ont au fil du temps été déformés, créant ainsi des versions plus ou moins fidèles aux événements réels.

Ces supposées déclarations concernaient avant tout le prix élevé du pain et le salaire des ouvriers. Dans un contexte de tensions sociales, la proposition de Réveillon est vue par la population parisienne déjà en colère comme une intention de baisser les salaires des ouvriers. L'hiver 1789 est une véritable malédiction pour la classe ouvrière parisienne, puisque la mauvaise récolte engendre l'augmentation du prix du pain, leur laissant tout juste de quoi se nourrir.

Les émeutes sont finalement contenues par les gardes français qui ne souhaitent pas que la situation empire.